La MArche ABsorbante (La MAAB) 2016

 WORK IN PROCESS

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Meditations cartésiennes.jpgHusserl-collage (Méditations cartésiennes, « Première méditation »)

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14 mars 2016  Si le mouvement n’est pas conduit depuis un  plan d’action prédéterminé et si aucune consigne explicite ne régit la mise en mouvement, d’où vient alors que le mouvement émerge et croît en suivant les orientations qu’il suit?

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Chaque séquence visible ici est une saisie spontanée sans intention prédéfinie, au cours du processus intitulé La MArche ABsorbante. Les pratiques de l’improvisation sont le territoire d’explorations privilégié dans ce processus. Empruntant les mots de Kevin Dahan, je parlerai d’avantage de « processus compositionnels synchrones »* pour désigner ces pratiques improvisationnelles.

Nourrit par les espaces exploratoires rencontrés et générés précédemment (2006-2016), la MAAB a pour lieu d’ancrage une orientation-question initiale : « et si, à la manière d’un nouveau né absorbant sans discrimination l’ensemble des qualités du monde, l’être-en-danse contenait le potentiel d’incorporer les qualités de l’environnement immédiat? »

 

Après un peu plus de deux mois de pratique, un premier élément de récit se formule.

=> je me laisse disparaître dans le mouvement, par différents moyens :

  • la focalisation sur un support en mouvement : c’est parfois le rythme respiratoire, parfois le rythme cardiaque, parfois une zone du corps ou un filet de sensation légère et diffuse sur lequel l’attention se dépose. Ce peut être aussi un élément externe : le son du vent, le balancement d’une branche, etc.
  • la réception du flux de stimuli, l’accueil simultané d’un maximum de données visuelles, auditives, haptiques, etc.

=> dans ce processus, les contenus de l’expérience que je suis en train de vivre (chemin de pensée, ruisseau de sensation, vent d’émotion, champ de gestes …) font l’objet d’un traitement en tant que contenus qualitatifs : je note en moi-même, d’instant en instant, les qualités d’émergence, de déploiement, et de dissipation de ces flux ; aussi leur rythme ; et leur fréquence si ces contenus se répètent.

=> je m’intéresse au contenant depuis lequel ces contenus semblent émerger et dans lequel ils semblent se dissoudre, mais sans diriger à cet « endroit » mon intention, constatant que cet « endroit » n’existe que lorsque mon intention s’absente ou s’éteint.

 

Il s’agit d’un processus instantané : aucun des contenus qualitatifs n’est accessible pour d’autres que soi, la traversée de l’expérience ne peut avoir lieu qu’en première personne.

 

La prochaine étape consistera en un travail d’auto explicitation (à partir de mes premiers pas dans l’usage de cet outil, transmis par Pierre Vermersch – travaux du Groupe de Recherche en EXplicitation) ; puis les éléments rassemblés par ce biais seront la base pour un travail de partage collectif (laboratoires de création).

 

* Kevin Dahan, juin 2011 http://revues.mshparisnord.org/filigrane/index.php?id=336#tocto1n2

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Individuation autopoïetique 2007-2016

.Sainte Victoire 5 janvier 2016 (8)Sainte Victoire 5 janvier 2016 (7).JPGSainte Victoire 5 janvier 2016 (5)

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26 février 2014

Mes temps psychoses

Mon premier ciel est une chute. Nous sommes trois, corps mous gisant sur un gazon humide. De là, point de limite à notre champ. Les clôtures du jour se sont dissipées. Nous cherchons les filantes mais cueillons les moustiques. Chacune scrute une étoile qui n’est pas celle de l’autre. Vibrons dans une question : comment se fait-il que je puisse voir ta mort si vieille. Elle a six ans, j’en ai sept et elle neuf.

Mon second ciel est en transit. Nous sommes transportées chaque semaine entre deux points. Le ciel tient dans un rectangle, bordure plastique-velours, surimpression néon. Des nuages de représentations roulent lentement dans le sens toujours inverse de. Cette année-là Candide s’est amourachée de Zarathoustra et elle mettra quelques temps à découvrir que tout le monde est sous hypnose au contact de ses psalmodies mal traduites, et que cela nous détruit la couche d’ozone.

Mon troisième ciel est une centrifugeuse.

Mon tout est le phénomène autour duquel la mécanique quantique travaille en orbite, où le Dalaï Lama s’immerge au réveil, au contact duquel Carla craint de se brûler les orteils et dans lequel depuis qu’il s’y est aventuré, mon frère subsiste par doses quotidiennes d’électrochocs solubles.

Poppy Chache pour Paule Simone

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3.3. Translation

Translation, 2012

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Mondrian’s crisis, 2009

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Hélène et Clarisse, 2009

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1.9. «Vanité»

Vanité, 2009

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Après l’absurde, 2008

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1.1. Ode à Francesca W.

Ode à Francesca W., 2007

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